Revue finissante – AMER (est l’enfance).

AMER, revue finissante « Range ta chambre ! » édité par les Âmes d’Atala. (daté MMXI)

Autre pantin rigolard jallit du colis littéraire de Samael, cette Revue mérite qu’on s’y attarde.

Collection de texte épars et différents qui, mis ensemble et en page – notamment grâce aux très nombreuses illustrations – nous enveloppe de leur cohésion grinçante.

Rassemblé sous le signe de la fin : fin de l’enfance, de l’innocence (même si cela reste à débattre) et d’un siècle, cette revue est comme un compagnon qui sent le parchemin et la cire d’abeille : il nous fait retrouver les trésors cachés, oubliés ou gâchés en leur temps.

Les contes de Catulle Mendès ironique sur la bienséance ou la richesse, les mots de Pierre Louÿs pour la sensualité dévorante d’une fleur qui s’épanouit ou encore les leçons de morales cruelles et terrifiantes du Dr Heinrich Hoffmann qui avec son Crasse-Tignasse (Struwwelpeter en allemand) fut en son temps considéré comme un fin pédagogue.

…sont parmi les trésors délivrés par AMER.

Et puis et puis Les Abeilles de Maeterlinck, qui poursuivent l’homme destructeur de leur perfection sans faille.

Et aussi ce « machin qui clignote » entre les mains rugueuses d’un vieux bonhomme intrigué assis dans son lit entre deux guerres, du côté germain de la frontière. (Hanns Heinz Ewers)

Sans compter les textes théoriques et bien informés qui accompagnent la lecture le long de la digression littéraire proposée à nos esprits tout à coup redevenus enfantins. Des coloriages ! Des blagues ! Des bons mots ! Des pages découvertes ! Avec ça vos soirées baby sitting ne seront plus jamais les mêmes. Les enfants non plus.

Un peu de contexte historique et littéraire, et hop ! on repart sur la barque de Charon pour écouter ce que murmurent les Âmes d’Atala le long des rives du Styx.

Suivons le flamant violet dans son fond noir.

(vous pouvez télécharger le premier numéro sur leur site  : ici .)

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2 thoughts on “Revue finissante – AMER (est l’enfance).

  1. Ping : Pour photographier les Âmes, il faut du sang-froid. « Herméneutique sauvage

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